Madame Yourcenar nous fait une compilation de ses traductions de poèmes grecs anciens, pour son plaisir et le mien. Des fragments délicieux, forts, parfumés avec délicatesse, des images raffinées, des paysages de l'antiquité et l'amour toujours l'amour :
«... Je reverrai jamais ma douce Attys,
mourir est moins cruel que ce sort odieux.
Et je la vis pleurer au moment des adieux.
Elle disait : Je pars. Partir est chose dure.
Je lui dis : sois heureuse, et va car rien ne dure
mais souviens-toi toujours combien je t'ai aimée.»
A déguster avec parcimonie.
Avril 2009

















