L'apprentissage de l'adolescence au début des années soixante : la chape de plomb des principes de l'éducation judéo-chrétienne, de la politique paternaliste du « Général » Charles De Gaulle tant admiré par nos pères et grands pères. Puis l'assassinat de Kennedy, de Che Guevara, jusqu'à l'explosion de 68 qui nous a tous dépassés et qui laisse à l'auteur, comme à moi, un goût de jubilation et de liberté. La période Giscard d'Estaing, la rencontre avec sa femme qu'il semble adoré, le mariage évident, les naissances, l'absence à la maison d'Anna obnubilée qu'elle est par son entreprise et le pouvoir sur ses employés, la tyrannie de l'argent ... On connaît : la réussite fait valser les valeurs de l'intime, des sentiments, de l'affect.
Puis vient Mitterand, l'espoir d'une gauche enfin réunie, les mensonges, les trahisons idéologiques, cette déception aussi est la mienne.... Chirac, et la débandade de Jospin un peu plus tard. La canicule de 2003, la perte de sa mère après un long passage d'une vie végétative... et tous mes souvenirs remontent à la surface.

















